French Tobacco, interview sans filtre

French Tobacco, sans filtre

French Tobacco

French Tobacco, interview sans filtre

Au mois de juin, sort son premier album aux influences pop/folk. Si son visage vous dit quelque chose c’est normal ! Vous l’avez déjà vu en 2010 dans l’émission Nouvelle Star. Depuis ce “bambin” a grandi, a mûri et sa musicalité aussi ! Son premier single, déjà disponible, nous emmène dans son univers. Alors installez-vous bien et laissez-vous emporter sur sa route youtube et découvrez sa face cachée.

French_Tobacco_Straight_Ahead_cover_sans_titresQu’est ce qui vous a donné envie de faire cette chanson ?
Tout l’album parle de voyages, de poussières, mais “Cry”, c’est quelque chose un peut à part. Cela m’est venu comme lorsqu’on regarde un film et que l’on est inspiré par quelque chose qui donne envie d’écrire sur un sujet… C’est d’ailleurs en fonction de cela que je compose. J’étais donc assis très confortablement sur mon canapé et j’ai vu un documentaire sur un réfugié syrien, un gosse qui avait des yeux d’un vert très clair. Il parlait de toutes les personnes qu’il avait perdues, cependant, il avait un discours très positif sur le futur, sur le fait qu’il allait les revoir et les retrouver.

J’ai beaucoup aimé, et très naïvement, je me suis dis que j’allais écrire une chanson là-dessus. “Cry” c’est vraiment de la tristesse avec la perte d’un être proche, mais aussi c’est beaucoup d’espoir particulièrement dans la fin de la chanson. C’est le fait de parcourir le monde, de ne pas s’arrêter à ce que l’on a vécu avant, et surtout de pouvoir passer à autre chose, de tourner la page.

Vous avez joué dans les pubs anglais, la décoration est renommée pour son côté très typique. Est-ce que cela vous a inspiré ?
Oui ! J’ai beaucoup voyagé entre Londres et Edimbourg et j’ai joué dans des pubs, souvent un différent tous les soirs. C’est vrai que la plupart des pubs se ressemblent. On sait qu’on est dans un pub comme on sait quand on est dans un bistrot ou un café en France. En effet, la décoration est vraiment très typique, toujours avec de la moquette, toujours un petit feu de cheminée.

En Angleterre, pendant 9 mois, j’ai joué dans le même pub, et il est vrai que j’y ai écrit quelques textes entre deux services de bière. On s’y sent comme à la maison, c’est très cosy, des chaises simples…

Je me rappelle d’un pub, placé au milieu de nul part, il y avait plus de moutons que de personnes. On est arrivé dans une allée où il y avait plein de graviers partout, et le pub était tout fleuri ! Il y avait des fleurs partout, c’était très bizarre mais très cosy.

« Mes influences sont donc essentiellement anglaise et française. »

Pensez-vous que la décoration d’une pièce ou d’un lieu peut être une source d’inspiration pour composer ?
Ah complètement ! C’est vrai que quand on est dans un pub anglais plutôt cosy ou dans un loft new yorkais, style délabré où l’on a une sensation de vide, quand on écrit ça donne une chose un peu différente, je pense. Dans le pub j’ai plus envie de chanter du blues, tandis que dans un loft new yorkais, avec les tables en fer les lampes qui tombent, ça me donne plus envie d’écrire de la pop par exemple ou quelque chose d’un peu plus sixties.

Dans quel lieu préférez-vous être pour écrire ?
J’aime bien être chez moi, j’ai un petit bar américain, je me pose sur un petit tabouret avec un paquet de cigarette et un verre de vin. C’est ma petite tradition. Et à partir de ce moment là, c’est parti et l’inspiration arrive. Pas besoin d’un manoir, il m’en faut peu, chez moi c’est juste un petit studio, deux chambre de bonnes rassemblées et cela me suffit.

FT_-®YannOrhan-_011_couleurVous adorez les voyages, vous êtes un pur produit multiculturel, cependant y en a t-il une qui prédomine ?
Des influences Finlandaise et Suédoise pas trop, car c’est vrai que dans les pays du nord c’est beaucoup de métal, de Hard Rock. J’ai plutôt été inspiré par la musique anglaise, la pop anglo-saxonne, mais aussi plus tard par la musique française. J’ai grandi dans une famille où l’on n’écoutait pas du Gainsbourg, mais plutôt Ray Charles, ABBA lorsqu’on était dans la voiture, c’est assez éclectique mais cependant très Anglais. Et puis au fur et à mesure, au lycée, mes amis me faisaient écouter du Gainsbourg, du Brel, et je tombais amoureux de cette simplicité à la française.

Mes influences sont donc essentiellement anglaises et françaises, les sixties, le folk. J’ai aussi travaillé aux États-Unis et je pense que le blues américain m’influence aussi.

Je me rappelle de la maison de mon grand-père où j’écoutais une musique et c’est la première fois que j’ai ressenti un truc de fou. C’était dans une maison en bois dans la forêt, c’est difficile à décrire mais j’assimile le bois, les arbres finlandais à la musique folk, la simplicité d’une guitare et une voix posée.

Ma mère a un tout petit endroit à coté de la mère en France et elle l’a décoré en mode nordique. À la base c’est un ancien hôtel, un ensemble de pied-à-terre. C’est un endroit assez cool et cela m’aide à écrire.

Qu’est-ce qui caractérise selon vous une décoration masculine ?
En terme de décoration, je suis pour la simplicité, quelque chose d’épuré. Mais qu’il y ait toujours un objet qui rappelle un côté “enfantin” de l’homme. Comme les petites figurines de StarWars qui n’ont rien à voir avec le côté très moderne de l’appartement mais qui sont là. Par exemple chez moi, j’ai un Pluto : un jouet des années 1950. J’ai des choses qui viennent d’Inde, un tapis d’Orient, et j’essaye de mixer ça pour qu’il y ait un sens.

« En terme de décoration je suis pour la simplicité. »

Cela me rappelle d’ailleurs la série américaine How I met your mother, chez l’homme c’est très beau et, tout à coup, on voit apparaître un petit soldat StarWar, je trouve cela génial et je pense que c’est super important. C’est vrai que je pense que cela fait le charme d’un endroit, cela ne résulte pas exclusivement de la déco.

En résumé, la meilleure déco masculine c’est celle de l’appartement de Barney Stinson dans How I met your mother. J’aime le côté enfant un peu geek.

Quand vous partez en voyage, vous avez une valise fétiche, si vous ne pouviez emmener que certaines choses dans celle-ci, que prendriez-vous ?
Des caleçons, des chaussettes… Je prendrai des livres comme Bel Ami par exemple, une lampe-torche, on ne sait jamais, un oreiller confortable, cala peut toujours servir. De toutes les façons à chaque fois que je pars quelque part, j’oublie tout ! Il me faudrait donc une liste d’objets à ne pas oublier, ou un majordome, et surtout ma tête.

En décoration quelles sont vos matières de prédilection ?
J’aime bien sûr les lits les couvertures douces. J’aime aussi le jean, j’ai d’ailleurs un canapé fait tout en jean. J’aime le cuir et les murs de briques délabrés mais soignés.

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