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Les vins domaine & châteaux Fabre, le savoir-faire

Souvent mal considéré, le rosé de Provence se consomme comme petit vin de fin de journée ensoleillée. Cependant, la région cache de petites pépites qui permettent de redorer le blason de cette appellation. C’est le cas du Domaine Fabre dont les cuvées de rosés, de blancs et de rouges révèlent un véritable savoir-faire. Le nom Fabre résonne en Provence depuis 1920. L’histoire familiale débute avec Charlotte et Henri Fabre. Très vite, Henri Fabre devint le plus gros metteur en marché du sud de la France. Dès l’acquisition du Château de la Clapière en 1928, puis du Château de L’Aumérade en 1932, Henri Fabre se consacra exclusivement à ses Châteaux. Avec 550 ha de vignes, dont 112 en « Cru Classé », la famille Fabre s’est naturellement imposée en Provence au fil des années. Les 6 domaines Fabre s’étendent sur 3 terroirs : Pierrefeu, La Londe et Hyères les Palmiers. Rencontre avec Caroline Demey, qui représente la dernière génération de la famille et dont la passion et la fierté de son vignoble est un véritable étendard de cette success story.

D’après-vous, pourquoi y a-t-il un engouement du rosé pendant l’été ?
Il y a plusieurs réponse à cette question…
Le contexte : les vacances
Le rosé est le vin de prédilection du sud de la France, produit en premier lieu dans une appellation phare, l’AOP Côtes de Provence. Les gens l’ont donc découvert lors de leurs vacances dans le Var ou lors de leurs séjours dans le sud. Le rosé a, par conséquent, été immédiatement associé aux vacances d’été.

Son profil : vin fruité, frais, sur la souplesse et facile à boire
Comme tous les vins, le rosé s’apprécie partagé autour d’un bon repas ou d’un apéritif. Le principe même de la dégustation du rosé est de le boire frais, dans l’année de sa production, avec une cuisine plutôt simple et conviviale. Avec des températures plus élevées en été, nous apprécions des vins plus rafraîchissants, moins lourds, sur le plaisir et le fruit. Le rosé répond à tous ces points.

Quels sont les meilleurs cépages pour un rosé de qualité ?

Aujourd’hui les rosés sont produits dans le monde entier et dans la quasi-totalité des AOP françaises. Néanmoins, les différences de qualité sont énormes. Il ne suffit pas de faire un rosé clair pour qu’il soit bon, il faut avant tout qu’il soit équilibré. C’est ce qui a fait la renommée de notre appellation Côtes de Provence, nous produisons des vins rosés d’assemblage et non des mono-cépages. Cela fait la différence et nous permet de produire des rosés élégants et équilibrés. Les 5 cépages principaux de notre appellations sont : le grenache, la syrah, le cinsault, le tibouren et le mourvèdre.

« Le principe même de la dégustation du rosé est de le boire frais, dans l’année de sa production »

Les rosés de Provence n’ont pas toujours très bonne cote, pourquoi ?
C’est très paradoxal car le vin rosé est à la fois un des plus vieux vins au monde puisque déjà produit par les romains, mais aussi celui qui s’est révélé le plus tardivement. C’est un vin qui a eu du mal à prendre sa place face aux deux autres couleurs, souvent représentatives des grandes régions vinicoles françaises comme la Bourgogne et le Bordelais. Le rosé n’était pas un vin sérieux et encore moins un vin pris au sérieux, tout juste bon comme « vin de barbecue ». De plus il ne correspondait pas vraiment à nos habitudes de consommation : repas de famille, plutôt longs et traditionnels.

En parallèle, ce qui l’a beaucoup desservi ce sont les grandes différences de qualité que l’on pouvait trouver d’un producteur à un autre avec par exemple, des acidités mal maîtrisées.
Grâce à la mise en place de véritables techniques de pointe adaptées à la vinification du rosé, un réel bond en avant qualitatif s’est passé et les consommateurs ont commencé à l’apprécier à sa juste valeur.

Vos vins sont issus de terres classées “Grand Cru”, quelles en sont les qualités géologiques ? Quel cépage utilisez-vous ?
Mes arrière-grands-parents ont eu la chance d’obtenir le titre de « Cru Classé » sur deux terroirs, un terroir de bord de mer, Hyères-les palmiers, avec le Château de la Clapière et un terroir à l’intérieur des terres, Pierrefeu-du-Var, avec le Château de l’Aumérade. Ce titre a classé en 1955 un certain nombre d’hectares qui sont toujours les mêmes aujourd’hui.

Nous sommes sur un terroir argilo-calcaire à Pierrefeu, avec une roche mère profonde qui donne des vins connus pour leur typicité légèrement « poivrée » et de très grands vins blancs. Au bord de mer, le schiste vient se mêler au précédent terroir avec une roche moins profonde apportant ainsi une belle minéralité. Sur le choix de nos cépages nous restons très classiques : Syrah, grenache et cinsault pour les rosés ; rolle pour les blancs ; pour les vins rouges nous remplaçons le cinsault par le carignan.

Quel rosé représente au mieux l’esprit de votre domaine ?
Sans aucun doute, la cuvée Marie-Christine. Tout d’abord pour son contenant, la bouteille Marie-Christine, qui a été imaginée, dessinée par mon arrière-grand-mère et qui depuis 1955 est notre plus belle réussite marketing. Pour son identité gustative qui est la signature du Château de l’Aumérade depuis des décennies : un rosé de caractère que l’on reconnaît les yeux fermés mais qui, avec le temps, a su évoluer, se moderniser et gagner en élégance.

www.fabre-en-provence.com