Victoria 1836

Victoria 1836

Une@Nicolas_Matheus

Victoria 1836

Après une fermeture de plus de deux ans suite à un incendie, le restaurant situé au dessus de la célèbre boîte de nuit, a réouvert ses portes il y a quelques semaines. Entièrement revisité tant par sa décoration que par son concept, le Victoria 1836 a définitivement coupé le cordon de la discothèque et vole désormais de ses propres ailes. Petit tour d’horizon.

Sarah Lavoine. Photo Sonia Sieff.
Sarah Lavoine. Photo Sonia Sieff.

Un nouveau visage

C’est à la designer Sarah Lavoine que fut confiée la mission de redonner vie à cet espace. Si elle se fait discrète sur la “planète” de réaménagement de lieux, elle n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’on peut apprécier son travail avec le Pavillon Vendôme. Le résultat avec Victoria 1836 n’est qu’une facette de son talent. Si le public connaît bien ses réalisation de meubles et d’objets design, beaucoup moins sur l’aménagement d’espace.

Le challenge du lieu ? Partir  d’une coquille vide, bénéficiant d’une vue magnifique, d’un passé lié au milieu de la nuit, tout en respectant les contraintes des bâtiments de France. Le défi a été relevé avec brio puisque le restaurant reflète une atmosphère raffinée, chaleureux et intimiste malgré la grande superficie de l’endroit tout en tranchant avec son passé. Pour se faire, Sarah Lavoine a joué avec les matières comme les pierres révélées lors de la restauration, les boiseries, du marbre Saint Laurent…mais également avec les bois et le velours des assises, le laiton pour les luminaires.

Autre atout, la luminosité avec laquelle Sarah Lavoine a joué avec intelligence. Ses armes : la transparence et les reflets. Pour se faire, elle va joué avec la lumière du jour, les jeux de miroir et les reflets. Tout ceci permettant de délimiter trois espaces bien distincts sans séparation pour garder le volume et la faciliter de circulation du lieu. Ainsi le bar, en marbre, vous accueille pour un moment de détente grâce à ses tabourets de bar en cuir. Le “mur” de bouteille avec son retour au plafond donne un aspect cocon propice aux conversations. La grande salle, quant à elle, reçoit 130 couverts midi et soir dont les assises en cuir et velours vous enveloppent pour un moment d’exception. Et si vous voulez encore plus d’intimité, la “bibliothèque” est pour vous. Un espace où seulement quelques tables se côtoient, fauteuils et boiseries aux murs vous invitent au calme et à la détente.

Alexandre Auger. Photo Sonia Sieff.
Alexandre Auger. Photo Sonia Sieff.

Une table aux couleurs des étoiles

Si jusqu’à présent son prédécesseur ne fonctionnait qu’avec la boîte de nuit avec laquelle il était couplé, c’est désormais fini. En effet, le Victoria 1836 est ouvert dès le petit déjeuner offrant à chaque moment de la journée une escapade culinaire.

C’est Alexandre Auger qui est aux manettes et sa cuisine lui ressemble : authentique, produits de qualités et une touche d’originalité. Ce fils de boucher laisse une belle place sur sa carte aux pièces précieuses du boucher comme la hampe ou bien encore l’entrecôte Black Angus. Mais le poisson y trouve aussi son compte ! Pour un déjeuner “sur le pouce” la carte propose des classiques, revisités bien évidemment, comme le burger “AA” ou le croque monsieur à la truffe. Décrire sa carte se résumerait à une inspiration de cuisine française modernisée de cuisine asiatique.

Si ce jeune chef à 32 ans prend en main sa première brigade, il est toutefois sous la protection de sa bonne étoile, pardon de 3 bonnes étoiles celles de son parrain, Yannick Alléno ! En effet, pendant 10 ans il a oeuvré auprès de ce grand chef qui l’a vu grandir pour finir au rang de 1er sous chef. Un parcours sans faute récompensé, sous l’œil bienveillant de Yannick Alléno, par la réalisation de sa première carte.

Victoria 1836, 12, rue de Presbourg, 75016 Paris. Ouvert tous les jours, sauf le dimanche et samedi soir, de 7 h 30 à 1 h 00. Tel : 01 44 17 97 72. www.victoria-paris.com

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