The Bell réinvente le pub new-age à la sauce Bombay

Depuis juillet 2026, le cœur des Halles a trouvé un nouveau point de ralliement. The Bell s’installe place Marguerite de Navarre, dans le 1er arrondissement, avec une idée aussi simple qu’audacieuse : faire dialoguer l’esprit du pub britannique, aux boiseries écossaises, et la chaleur des épices indiennes. Le résultat ne ressemble à aucun autre comptoir du quartier. Ici, on pousse la porte pour un déjeuner gourmand et on y est encore quand la nuit est bien avancée.

Un lieu orchestré à quatre mains autour d’une esthétique chaleureuse

Derrière l’adresse, deux noms : Felipe Da Silva et Stanislas Denet, qui mènent leurs équipes avec un même goût du partage. Ouvert sept jours sur sept de 11 h à 1 h, The Bell épouse le rythme de la ville : déjeuners sans chichis, afterworks qui s’étirent, dîners qui se prolongent autour du bar. Pour habiller les lieux, c’est le designer écossais Jim Hamilton qui a été choisi. Depuis plus de trente ans, il signe des hôtels, restaurants et lieux de vie de Glasgow à Chicago, en passant par Courchevel et Accra. Pour ce lieu, il revisite les codes du pub sans une once de nostalgie : boiseries, cuir profond, marbres et miroirs teintés composent une atmosphère feutrée, baignée d’une lumière douce. Au centre de la salle, un bar intimiste qui arbore une scène vivante capte l’attention et structure l’espace. The Bell propose des places en intérieur, prolongées par une terrasse ouverte sur l’effervescence des Halles.

Une cuisine cosmopolite signée Felipe Da Silva

Arrivé à Paris à 16 ans, le chef Felipe Da Silva s’est formé au Peninsula Paris, au Prince de Galles et au Ritz Paris. De cet apprentissage auprès des grandes maisons, il garde la précision technique, qu’il marie à une générosité très instinctive. Sa carte est vibrante, autour d’assiettes franches où les épices trouvent toujours leur juste place. Parmi les coups de cœur de la carte : les pakoras, des beignets de chou-fleur et d’oignons généreusement garnis d’ossau-iraty ; le Mumbai Rarebit, une baguette tradition toastée à la salamandre, béchamel au cheddar relevée au vadouvan, pickles d’oignons rouges ou le Fish Finger, un pain de mie moelleux toasté, haddock pané et frit, pommes de terre pailles, chou blanc et rouge, mayonnaise au curry. Sans oublier le Butter Chicken, une volaille française cuite dans une sauce tomate onctueuse aux épices d’Inde, servie avec du riz basmati. Côté cocktails, la maison a imaginé des créations à l’image du lieu. Nimbu Paris : rhum, kummel, jus d’ananas, en version sour ; Thandai Alexander : Courvoisier VS, crème de cacao brun Giffard, crème et thandai ou encore The Bell Martini : gin ou vodka, Dolin dry.

Un sourcing engagé pour ce pub nouvelle ère

Cette cuisine de partage repose sur un sourcing pensé comme une évidence : produits soigneusement sélectionnés, volaille française issue de filières responsables, large place faite aux propositions végétariennes et épices choisies pour leur qualité et leur fraîcheur. La carte des boissons suit la même logique, avec des vins en biodynamie et des bières artisanales locales. Plus qu’un pub, The Bell est une atmosphère et un point de rendez-vous. Un lieu où Paris ralentit… enfin !

8, place Marguerite de Navarre, 75001 Paris. Ouvert 7j/7, de 11 h à 01 h. thebell.paris

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Publication publiée :
  • Catégorie de la publication :évasion